jeudi 29 juillet 2010

Les copains d'abord

Dans la série des vins du Domaine des Sablonnettes, de Christine et Joël Ménard (ensuite j'arrête, parce qu'on va encore dire que je suis un peu monomaniaque), après Les copines aussi, et Un brin de causette, il y a Les copains d'abord. D'ailleurs, c'est la cuvée la plus ancienne (Un brin de causette fait partie des "p'tits nouveaux" du millésime 2009, avec Fée des Bulles°°°, méthode ancestrale de chenin).
Les copains d'abord 2009 donc, à goûter absolument. Pourquoi? Parce que c'est bon, évidemment. C'est bon, c'est très frais, c'est simple et en même temps assez subtil, avec des petites notes de tabac qui viennent agrémenter ce fruit si présent et si plaisant. L'attaque peut surprendre, pour son côté perlant; pas d'inquiétude, ça disparaît assez vite. Moi j'aime bien, parce que ça renforce la fraîcheur du vin, et puis ça lui donne un côté "brut de cuve", et ça j'adore!
Les Copains d'abord, c'est du groslot (écrit ainsi sur l'étiquette, mais groslot, gros lot, groleau, ou encore grolleau, tout ça c'est pareil!), complété par du cabernet. Et ça aussi, c'est assez surprenant. Parce que le grolleau (moi j'ai l'habitude de l'écrire comme ça), cépage typique de la Vallée de la Loire, originaire de Touraine, est un cépage plutôt en déclin dans la région. Sans doute victime de l'ère productiviste, on lui a longtemps reproché d'être assez inintéressant, plutôt dilué. (Il faut toujours chercher un coupable, et on oublie parfois de se remettre en question...) Il est surtout utilisé dans la région pour la production de rosés. Et pourtant, cette cuvée Les copains d'abord est surprenante par sa structure. Alors qu'Un brin de causette est tout en longueur, Les copains d'abord est un peu plus charpenté, structuré. Peut-être est-ce simplement la magie de l'assemblage. Je crois surtout que le grolleau du Domaine des Sablonnettes est bichonné: vieilles vignes, petits rendements,... Il n'y a pas de secret!
Voilà en tout cas un bon vin pour l'été... et plus si affinité!



Les copains d'abord, Groslot Cabernet Vendanges 2009, Les Sablonnettes, environ 7.50€,www.sablonnettes.com

jeudi 22 juillet 2010

J'en ai marre, j'veux du Ménard!

Il y a des jours comme ça, parfois des semaines, où rien ne va. Les petits soucis s'accumulent (le léger, jusque là ça va encore), puis cèdent la place aux gros (le lourd, et là déjà ça va moins bien). Alors j'ai essayé pas mal de choses pour vider mon sac. Courir d'abord, très vite et très loin. Crier aussi, très fort, genre "j'en ai marre!!!" Là, aux pieds d'une falaise, avec l'echo, c'est pas mal du tout. Le wakeboard (merci ma petite soeur), c'est radical: ça vide vraiment la tête! Un bon bouquin, ça fait vraiment du bien (par exemple Le mec de la tombe d'à côté, super chouette!). Mettre à fond une musique qu'une amie vous a gentiment conseillée, c'est assez efficace (bon, je ne vous donne pas le titre, c'est du private, mais merci Scribouille...)! Et puis, évidemment, boire un vin qui vous fait plaisir. Un vin bon, mais simple, simplement bon, un vin de copains en fait. A la limite du vin médecin. Alors à défaut de trouver les Beaujolais que je veux, je reviens à mes premiers amours, la région où j'ai passé quelques jolies années pour mes études: La Loire! Et dans la Loire... Y'a Ménard!
Chez Christine et Joël Ménard, du Domaine des Sablonnettes (Rablay-sur-Layon) il y a Les Copines aussi (Gamay), dont j'ai déjà eu l'occasion de parler. Mais là, j'avais plutôt envie de cabernet, parce que, je ne le répète jamais assez, mais j'adore le (les) cabernet (franc et sauvignon)! Et je reste impressionnée par la souplesse et la fraîcheur de ceux de la Loire.
Et puis comme j'avais une amie précieuse qui venait dîner, et qu'on avait un grand besoin de refaire le monde, Un Brin de Causette 2009 tombait à point nommé. Le genre de bouteilles que vous ne pouvez boire qu'avec de bons amis, parce qu'honnêtement ouvrir Un brin de causette avec quelqu'un à qui vous n'avez rien à dire, ce serait un peu (beaucoup) ballot, non? J'adore ce vin parce que c'est un vrai vin de soif, à la texture légère, très droite (vraiment longiligne), avec une belle acidité, et un fruit frais et croquant. Et puis "Un brin de causette", j'adore ce nom pour ce qu'il évoque: l'amitié, la convivialité, la joie, le partage, ... Je vous assure que depuis ça va déjà beaucoup mieux!
Un brin de causette, Cabernet Vendanges 2009, Les Sablonnettes, environ 7.50€, www.sablonnettes.com

vendredi 2 juillet 2010

Il fait beau, il fait chaud, je veux du Graillot!

Déjà le mois de juillet qui pointe le bout de son nez... Il fait beau, il fait chaud, très très chaud même...Rosé? Non, pas de rosé. Ce dont j'ai le plus envie là en ce moment, pour débuter la soirée, c'est d'un bon fino servi très très frais. Ce côté très sec là vous voyez, qui augmente la sensation de fraîcheur... Ca j'adore! Les finos de Lustau par exemple sont extras, et accompagnent délicieusement... un gazpacho! Ca, en entrée ou à l'apéritif, c'est un régal! Et puis, en ce moment c'est un temps à manger des grillades je trouve. Tiens, des petites côtes d'agneau par exemple. Et bien pour accompagner ces grillades, ce que j'apprécie particulièrement à cette époque de l'année, c'est le Crozes-Hermitage d'Alain Graillot (là le 2007). Ne cherchez pas à comprendre, c'est comme ça, pour moi c'est la saison du Crozes-Hermitage d'Alain Graillot. Peut-être parce qu'il a un petit air de vins de copains. Parce que c'est fruité et épicé comme une syrah bien mûre, c'est fin, précis, élégant, c'est simple dans le bon sens du terme, et c'est très frais. Pour toutes ces raisons, j'adore! Au premier nez, ne soyez pas surpris par une petite pointe végétale, plus ou moins prononcée selon la période à laquelle on ouvre la bouteille (le vin est un produit vivant!). Elle s'estompe avec l'aération, donc au fur et à mesure du repas, et ne se retrouve pas en bouche. Ce léger caractère végétal susceptible d'apparaître, est dû au type de vinification, en grappes entières, c'est-à-dire avec la rafle. C'est justement cette rafle qui permet d'apporter tant de fraîcheur au vin.
L'appellation Crozes-Hermitage est la plus étendue des appellations du Rhône septentrional. 11 communes de la rive gauche du Rhône, dans la Drôme, bénéficient de cette appellation, représentant aujourd'hui une surface de production de 1500 ha. De l'autre côté du fleuve se situe le vignoble de Saint-Joseph. Au coeur de l'appellation Crozes Hermitage se trouve l'illustre appellation Hermitage, vignoble situé sur la colline du même nom. L'appellation Hermitage est quant à elle une petite appellation en superficie (135 ha environ), mais de très grande renommée. Un grand cru en quelque sorte, qui fait rêver tous les amoureux de la syrah. Car le cépage roi du Rhône septentrionale, c'est en effet la syrah, cépage connu pour son caractère épicé et ses notes particulières de violette. Il existe également des Hermitage et Crozes-Hermitage blancs, faits à partir des cépages roussane et marsanne. A noter qu'une petite proportion (15% maximum) de ces deux cépages blancs peut entrer dans la constitution du vin rouge, pour les deux appellations. Mais si la colline de l'Hermitage est une sorte de paradis pour la syrah, l'appellation Crozes-Hermitage produit elle aussi de très belles choses. Pour Jancis Robinson et Hugh Johnson, dans L' Atlas Mondial du Vin, "le Crozes Hermitage est au grand cru (Hermitage) ce qu'un Gevrey-Chambertin Village est au Chambertin". Au Nord de l'appellation, le terroir est plutôt constitué de coteaux granitiques, alors qu'au Sud on a une dominante alluviale, avec des cailloux amenés par le Rhône (à l'image des terroirs de Châteauneuf du Pape).
Alain Graillot fait aujourd'hui partie des références de l'appellation. Pour Olivier Poussier il est "l'un des meilleurs vignerons de l'appellation". Bien qu'originaire de la région (il a grandi aux pieds de la Côte-Rotie), Alain Graillot n'était pas du tout issu du métier. Après un début de carrière dans les produits phytosanitaires, en région parisienne, il choisit de revenir au pays, et s'installe en tant que viticulteur en 1985. Il commence par un fermage de 17 ha. A cette époque assez productiviste, le vignoble qu'il reprend en mains avait un avantage: les sols avaient toujours été travaillés, jamais désherbés. Alain Graillot continuera dans cette voie, n'utilisant jamais de désherbant. En matière de protection de la vigne, il n'utilise quasiment que cuivre (anti-mildiou) et soufre (anti-oïdium), produits autorisés et utilisés en agriculture biologique, mais ne s'interdit pas d'utiliser d'autres produits en cas de réelle nécessité. C'est pour cette raison que, malgré une philosophie bio très protectrice de son terroir, Alain Graillot ne revendique aucun label. Sa propriété représente aujourd'hui 20 hectares, dont 2 de blanc. Située à Pont de l'Isère très précisément, on se situe au Sud de l'appellation, sur un plateau d'alluvions avec très peu d'argiles et un peu de calcaire et de silice. Depuis le début (Alain Graillot en est à son 25ème millésime), la vendange est vinifiée en grappes entières. J'ai bien aimé la manière dont Alain Graillot explique la raison, avec beaucoup de simplicité et d'humour, de modestie aussi: La première année, quand il a commencé, il n'avait tout simplement pas d'érafloir. Il s'est alors rendu compte que la rafle était une réserve de fraîcheur importante, fraîcheur qu'il recherche justement dans les vins. Cette vinification en grappes entières oblige bien entendu à vendanger très mûr. Pour ses rouges, Alain Graillot pratique la macération à froid. Il laisse le départ en fermentation se faire naturellement, avec les levures indigènes. Après les fermentations malo-lactiques en cuves, les vins sont élevés sur lies en barriques de plusieurs vins (très très peu de bois neuf, 8 barriques sur 300 sur le dernier millésime).
Alain Graillot (ici en compagnie D'Arnaud Plard) lors d'une soirée de présentation de ses vins à la Winery
Alain Graillot est un fervent défenseur de l'appellation : "Je fais du Crozes-Hermitage, pas de la syrah". Sa philosophie est de faire un vin simple, séduisant, accessible au plus grand nombre. Je trouve qu'il y arrive vraiment bien, parce que je vous assure que je n'ai jamais été déçue par ses vins. Bravo Alain Graillot!
Crozes Hermitage d'Alain Graillot 2007, environ 18€

vendredi 25 juin 2010

Vendredi du Vin # 27: Le vin Médecin de l'Amour

Pour cette nouvelle session des Vendredis du Vin (les Vendredis du Vin ont lieu tous les derniers vendredis du mois, pour rappel), la 27ème, Michel Smith, président du mois, nous a lancé un cri du coeur: "Trouvez-moi un Vin Médecin de l'Amour !" Mais c'est quoi, un vin "Médecin de l'Amour"? Pour Michel, le vin médecin de l'amour, est "un philtre qui guérit mes petites misères sentimentales, celui qui raccommode les coeurs en peine, qui chasse le spleen amoureux, qui soigne les affres de l'éloignement de l'être cher, qui rafistole les crises de manque et qui soulage le vague à l'âme tout en permettant de penser à Elle/Lui".
Alors, j'ai bien réfléchi... Pour guérir mes petites misères, moi, il me faudrait de la chaleur, du soleil, de la gourmandise, de l'exotisme, et puis une petite note de fraîcheur venue de l'Atlantique. Il me faut un brin d'évasion, sans perdre complètement mes repères... Tout cela, je l'ai trouvé en Espagne, dans une Solera East India, de Lustau. Une magnifique couleur acajou, des notes de tabac (boîte à cigares), de noix et de moka, une bouche suave, et d'une très belle longueur... On y revient, sans cesse. La chaleur enveloppe doucement les papilles, et réchauffe le coeur et l'esprit. C'est bon, c'est rond, généreux, puissant, gourmand, enivrant... On en boit et on en reboit, et là, finis les tracas...
Cap sur l'Espagne donc, tout au Sud, en Andalousie. Ah, l'Andalousie, région somptueuse de l'Espagne, bercée par le doux chant du Flamenco... Le pays des élevages de taureaux, des châteaux et forteresses, des guitares, des danseurs de flamenco donc, et... du Xérès! Car ce sont bien sur ces terres andalouses qu'est produit le célèbre vin Xérès, Jerez pour les espagnols, et Sherry par les anglais.
Le vignoble de Jerez (permettez moi d'utiliser la terminologie espagnole, plus douce et plus chantante... Ca aussi, ça contribue à guérir les petites misères!) se situe en dessous de Séville, sur les bords de l'Atlantique. Ses plus beaux terroirs sont les Albarizas, composés de craie blanche, qui réverbère la lumière du soleil. Inutile de vous dire que les raisins n'ont pas de mal à mûrir à cet endroit, où il fait très très chaud, malgré l'influence maritime du Ponante, ou vent d'ouest apportant un peu de fraîcheur. Sur ces terroirs pauvres et très secs, le Palomino Fino, cépage blanc local, occupe presque 95% du vignoble. Le Pedro Ximenez est l'autre cépage local, servant à l'élaboration de vins doux. (On trouve également, très rarement, de la Moscatel, ou Muscat). Ces cépages (blancs) sont vendangés à maturité totale. Dans certains cas, ils peuvent être passerillés (séchés, et donc naturellement concentrés) en vue de l'obtention de vin doux. Ils sont vinifiés de manière classique, après foulage (à l'ancienne) ou pressurage (le plus courant aujourd'hui).
La première particularité des vins de Jerez est qu'il s'agit de vins vinés ou parfois mutés. Les vins vinés, comme les vins mutés, sont des vins dans lesquels on ajoute de l'eau-de-vie. Dans le cas des vins vinés, l'apport d'eau-de-vie se fait une fois la fermentation alcoolique achevée, ce sont donc des vins secs. Pour les vins mutés, l'apport d'eau-de-vie se fait au cours de la fermentation alcoolique, ce qui a pour effet de la stopper, donnant ainsi un vin doux, moelleux, dans lequel il reste du sucre, comme à Porto. La deuxième particularité des vins de Jerez tient à leur élevage "oxydatif" pour certains types, c'est à dire sous un voile de levure, ou flor, qui se forme à la surface, ceci entraînant l'apparition d'arômes particulier de noix, de curry, comme dans les vins du Jura. Enfin, la troisième particularité réside dans le système d'élevage de ces vins, appelé Solera: des rangées de fûts "éleveurs" ou criaderas se superposent au dessus de la rangée du sol, ou Solera. Les fûts de la rangée du haut servent à ouiller les fûts de la rangée du dessous, jusqu'à la Solera, dont une partie est régulièrement mise en bouteilles. Ainsi, les vins plus jeunes complètent régulièrement les vins plus vieux, par étapes successives, pendant plusieurs années (jusqu'à 7 ans d'élevage). On n'a donc, contrairement aux Portos qui peuvent être millésimés (Porto Vintage), pas de notion de millésime, mais plutôt une qualité et un goût constants, rendus possible par cet élevage tout à fait typique de Jerez.
On produit ainsi 2 types de Jerez:
  • les Finos, vinés jusqu'à 15%vol.(du nom du cépage qui les composent), vins secs de type oxydatif, c'est à dire élevés sous voile. Parmi les finos, on distingue les Fino (vin très sec, léger, à servir très frais), Manzanilla (très sec, avec parfois un petit goût salé), Amontillado (fino élevé en Solera), ... J'abrège un peu, j'y reviendrai un jour (peut-être) mais je vous recommande vivement d'en goûter, on aime ou on déteste, moi j'adore! (ça, avec du Jamon iberico, c'est... asta!)
  • les Olorosos, vinés ou mutés jusqu'à 18%vol., non élevés sous voile. Parmi eux, on distingue les Oloroso (sec), Medium (légèrement moelleux), Palo Cortado (qui est en réalité un intermédiaire entre Amontillado et Oloroso), Pale Cream (moelleux), Cream (assemblage d'Oloroso et Pedro Ximenez), Moscatel, Pedro Ximenez (très moelleux, très concentré).
Comme à Porto (ou en Champagne d'ailleurs), les propriétaires sont ici des Négociants Eleveurs, dont les Bodegas se trouvent dans une des trois villes les plus importantes du vignoble:
  • Jerez de La Frontera
  • Sanlùcar de Barrameda
  • El Puerto de Santa Maria.
Parmi ces bodegas, la Emilio Lustau SA fait partie des références.
Ca fait un peu long pour un Vendredi (du Vin) tout ça, mais vous allez comprendre pourquoi je suis obligée de vous donner ces détails. Car en réalité notre Chasse-spleen amoureux du jour, notre Vin Médecin de l'Amour, l'East India de Lustau, est un assemblage d'Oloroso (vin muté après fermentation alcoolique complète, donc vin sec) et de Pedro Ximenez (vin muté pendant la fermentation, donc dans lequel il reste du sucre). C'est ce qu'on appelle un Cream Sherry. Une fois ces deux vins assemblés, l'East India est remis en barriques de chêne américain pour être élevé en Solera quelques années supplémentaires.
Le nom East India lui, rappelle une époque très lointaine, le XVIe siècle, époque à laquelle des fûts de Sherry étaient acheminés vers les Indes. On avait alors remarqué qu'au terme de ces voyages, les vins gagnaient en qualité, en complexité, en finesse. C'est en souvenir de cette époque, et en cherchant à reproduire ce style, que la bodega Lustau a baptisé cette cuvée.
L'East India Solera doit être servi assez frais. On le savoure avec des desserts, voire en tant que dessert lui-même. Moi en réalité, j'ai tendance à bien l'apprécier à l'apéritif, comme ça ça réchauffe le coeur dès le début!
La musique? Je vous laisse la découvrir ci-dessous. Allez, Hauts les Coeurs!


Sherry Solera East India, Emilio Lustau SA, environ 20€

vendredi 18 juin 2010

BAMA, Margaux autrement

Il y a des jours qui commencent mal. Il pleut. Des trombes d'eau. Les nouvelles sont mauvaises. Pire: tristes, terriblement tristes. "Dépend-il de nous d'être heureux?", un des sujets de philosophie du baccalauréat série S m'interpelle. Un peu, c'est vrai, c'est sûr même, mais pas que. Les intempéries dans le sud nous le prouvent. Les agriculteurs le savent mieux que quiconque. La nature décide pour beaucoup, et face à ses choix, cruels, injustes, l'homme doit faire face. Ce même jour, on me vole mon sac à mains, avec tout ce qu'il pouvait contenir de précieux. C'est moche, mais finalement rien que du matériel. Les expériences difficiles de la vie font beaucoup relativiser. "N'est grave que ce qui est nécessaire, n'a de valeur que ce qui pèse" (Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être). Alors non, ce n'est pas grave.
Le hasard de la vie, le hasard des rencontres surtout, vous amène parfois à passer des moments... extraordinaires. Ca aussi, c'est la vie. C'est ainsi que, grâce à Jacques Perrin, (surnommé Le Grand Jacques par François Mauss, je trouve que ce surnom lui va merveilleusement bien) j'ai fait la rencontre de Jean-Pierre Boyer, du Château Bel Air Marquis d'Aligre. Bel Air Marquis d'Aligre, BAMA pour le raccourci, un Margaux qui restait pour moi un mystère. Des parcelles de vignes dans lesquelles il manque beaucoup de pieds, un château ayant l'air "abandonné", quasiment personne dans les vignes, un propriétaire ayant la réputation de vivre en véritable ermite, un vin élevé en cuves ciment pendant plusieurs années. Oui, cette propriété restait pour moi un mystère, mais vous l'aurez peut-être déjà compris, j'aime la différence, et donc elle ne pouvait que m'interpeller. Et puis s'il y a une chose que j'aime dans la vie, c'est la simplicité, ce qui me fait d'ailleurs un point commun avec Jean-Pierre Boyer. Car Jean-Pierre Boyer est justement un homme simple, entier, vrai, "nature" aussi comme il dit, plein d'humour et de malice. Il dit lui-même qu'il aime ce qui est "simple, pur, nature" (j'adore!). Jean-Pierre Boyer ne se raconte pas, non, impossible. Je peux juste vous dire que j'ai passé un moment fabuleux, avec une personne hors du commun. Son vin? Nous avons goûté son 2009, son "dernier bébé" comme il dit, ainsi que son 2006 (toujours en cuve). Deux vins magnifiques, où l'on croque le fruit, et dont la matière est superbe. J'ai vraiment, vraiment adoré. Je vous avouerai même que ça m'a réconciliée avec Bordeaux en général, dont je commençais sérieusement à trouver que ça manquait de plaisir, de peps, de fraîcheur, de simplicité aussi parfois. Car Jean-Pierre Boyer est un vrai "paysan", ce qui pour moi ne peut être qu'un compliment. Un vrai paysan, dans une appellation aussi prestigieuse, ça fait plaisir. Vraiment. On est bien loin de l'image des Crus Classés, mais qu'est ce qu'on se sent bien. Le temps semble s'être arrêté, on boit les paroles de Jean-Pierre Boyer, on savoure l'instant présent, et pourtant ce même temps passe à toute allure durant la visite. Le millésime 2009? "Oui, c'est très bon, mais il y en a eu d'autres". Et d'ajouter: "Vous savez, on aime tous ses enfants, il n'y en a pas un qu'on préfère. Et on a même plutôt tendance à s'attacher à celui qui est arrivé dans de mauvaises conditions, dans des conditions difficiles, celui qui ne demande toute sa vie qu'à être aimé."
Photos ©Armand Borlant
Certains s'indigneront de l'état des vignes, certains prendront Jean-Pierre Boyer pour un fou (vous savez, la différence...). Moi j'ai passé un moment génial. Et à l'heure où le négoce bordelais se retrouve sous une avalanche de sorties primeurs, à des prix que personnellement, je trouve indécents, je peux vous dire que cette simplicité là me touche profondément.

Photo ©Armand Borlant
Depuis cette visite, une chanson me trotte dans la tête...
Il tourne, dans un monde solitaire.
Il court, il approche un autre monde.
On se souviendra...
Je vous la mets, juste pour le plaisir... Souriez!

Un immense Merci au (très) Grand Jacques, pour m'avoir fait partager ce beau moment, et à Armand Borlant, (Grand aussi!) pour ces si belles photos.
Château Bel Air Marquis d'Aligre, Margaux

vendredi 4 juin 2010

Sur le granite exactement...

Après un petit épisode tout gris, le beau temps est revenu, et la chaleur aussi. Et quand il fait chaud, il fait soif! Alors le soir venu, quand le soleil est bas sur l'horizon, que la température extérieure fraîchit pour devenir idéale, pas trop chaud, juste comme il faut, installée tranquillement sur la terrasse, à l'ombre d'un érable, vous savez de quoi j'ai envie? Là, en ce moment, j'ai envie d'un verre de Soula blanc. Parce que curieusement quand il fait chaud, j'ai envie d'un vin d'une région de soleil. Voilà, après une belle journée aux parfums d'été, j'ai envie que ce Vin de Pays des Cotes Catalanes m'emporte aux pieds d'une belle falaise comme on en trouve là-bas. Alors je sirote un verre de Soula blanc 2007, et je ferme les yeux. Ca y est, j'entends les cigales, et je me sens toute petite au milieu des falaises. Ah... On respire. Oublié le stress de la journée. On est si bien au milieu des vignes, et c'est tellement beau le Roussillon en plus!
J'aime le Soula blanc parce que c'est bon, parce que c'est frais, parce que c'est pur, et parce que ça sent la rrrrroche! Malgré son degré d'alcool relativement élevé (14% alc/vol), c'est un vin d'une immense fraîcheur. Une fraîcheur qui accentue cette minéralité, lui donnant des airs d'un blanc de la Loire. Pourtant, c'est un vin qui raconte d'où il vient avec délicatesse, avec élégance. C'est un vin qui se laisse boire, et qui nous raconte une histoire. Et ça, j'adore!
Le Soula, c'est avant tout cette minéralité qui évoque le granite des coteaux des Fenouillèdes, sur lesquels repose la vigne.
Le Soula c'est cette fraîcheur, qui rappelle que là-haut, dans ce terroir d'altitude, les nuits fraîches permettent de préserver l'acidité et le fruit du vin à venir.
Car le Soula c'est également un lieu, "Soula" signifiant "Adret" en occitan , nom donné aux versants Sud des coteaux pentus des Fenouillèdes, où l'on cultivait la vigne il y a fort longtemps.
Le Soula, c'est un vin de Gérard Gauby, du Domaine Gauby, viticulteur renommé de la région, adepte de la biodynamie depuis de nombreuses années. C'est lui qui, en 2001, a redécouvert ce terroir abandonné des Fenouillèdes, et a cru à son potentiel. Un terroir aux sols de granites décomposés (donnant cette minéralité au vin), et à l'altitude permettant d'obtenir une certaine fraîcheur dans cette région au climat pourtant méditerranéen. Il s'associe alors à Roy Richards et Mark Walford, de la maison Richards Walford & co, pour racheter des parcelles de vieilles vignes. C'est ainsi que naît Le Soula. Depuis 2008, Gérard Standley a rejoint l'équipe pour s'occuper du domaine aux côtés de Gérard Gauby.
Gérard Gauby. (Photo ® Le Soula)
Aujourd'hui, Le Soula représente 22 hectares, dont 10 en blanc. Une mosaïque de cépages blancs, certains autochtones, comme le macabeu (j'adore ce nom!), les grenaches blanc et gris, et la malvoisie du Roussillon, ainsi que quelques cépages "importés" comme le sauvignon, les marsanne et roussane, et le vermentino. Tout cela, cultivé en biodynamie, avec des petits rendements (autour de 20hl/ha) et vinifié dans un souci d'interventionnisme minimum. Deux cuvées sont produites, en rouge et en blanc. Le Soula, le grand vin, produit à partir des vieilles vignes, est élevé en cuves et demi-muids (500l), de chêne français et autrichiens. Le deuxième vin, Trigone, est élevé en cuves uniquement. Pour plus d'informations, je vous recommande le site, très complet.
Moi, je vais continuer à siroter mon petit verre de Soula. Et ça, à l'apéro, avec justes quelques olives (les Lucques d'Hervé Bizeul sont extras), et quelques petits toasts de tapenade, c'est... Que du bonheur! Bon week-end!
Le Soula 2007, Vin de Pays des Côtes Catalanes, Domaine Le Soula, Gérard Gauby et Associés, Prugnanes.

jeudi 3 juin 2010

Vendredis du Vin # 26: La compile!

Voilà une nouvelle session des Vendredis du Vin qui s'achève: la 26ème, sur le thème des Vins de copains. Au total 30 blogueurs participants, 13 non blogueurs, soit 43 participants... Mais 71 vins mentionnés. 71 vins de copains sélectionnés pour ces Vendredis du Vin # 26, c'est pas mal non?
Alors bon, je me suis un petit peu demandée comment j'allais vous présenter tout cela, afin que ce soit relativement digeste, terme qui, d'ailleurs, est revenu très souvent dans les commentaires de dégustation, avec buvabilité (j'en connais un à qui ça ne va pas plaire... :-) ). A croire que ce serait une des caractéristiques principales des vins de copains. Parce que finalement, c'est quoi, un "vin de copains"?
J'avais décrit, en définissant le thème, mon idée du vin de copains, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à lire les interprétations des uns et des autres sur ce thème. Par exemple, pour Arnaud et Sylvain :
" un vin de copains est avant toute chose le vin facile à boire et qui plaira au plus grand nombre : les copains / copines habitué(e)s du goulot comme les plus raffiné(e)s humectant délicatement leurs lèvres au bord du verre dégustant avec retenue le breuvage." ou encore "Un vin de copains doit marquer de son empreinte l’amitié et le plaisir de l’instant partagé que l’on ressent avec ces copains / copines : sincérité, gourmandise, générosité, fidélité, …"
Pour Olif, "Le vrai vin de copains, c'est celui qu'on partage sur le pouce avec les potes, parce qu'il faut absolument qu'ils goûtent ça, vous allez voir comme c'est super bon les gars et, en plus, c'est pas très cher."
Pour Gildas, le vin de copains c'est "Le vin de plaisir, le vin de partage, celui qu'on n'hésite pas à ouvrir aux potes initiés ou non, à l'improviste, au camping, en spéléo, au jour de l'an, lors une pendaison de crémaillère..."
Pour David et Stéphane, le vin de copain est ""un vin de fête, sans question existentielle. Des amis qui rigolent, qui déconnent autour d'un vin plaisir, d'un "vin glouglou". Le vin de copains doit être un "catalyseur de discussions les moins sérieuses possibles".(...) Un vin simple, de plaisir, sur le fruit, qui fait sourire..."
Pour Arthur, le vin de copain c'est "cette bouteille qu'on ouvre à toute heure du jour et de la nuit, c'est un vin simple, facile et bon marché et qui pourtant nous surprend toujours... Le vin des copains c'est le vin que l'on achète par caisse, toujours prêt à réunir les amis."
Pour Jean-François, le vin de copains, "c'est un vin qui ne demande qu'à être bu, être ouvert, être surtout partagé autour d'une belle tablée, c'est un vin qui doit ouvrir les esprits et faire délier les langues et les papilles, ouvrir la discussion, c'est un vin qui t'attend à la porte de la cave, toujours prêt. Sans grand décorum, juste le tire-bouchon, POP, et c'est parti...""
Pour Laurent, le vin de copain est "un vin de partage, franc et convivial, simple comme une amitié saine".
Pour Oenosphere, les vins de copains sont des vins "faciles, gourmands, gouleyants, qui nous donnent envie de causer".
Et puis j'ai appris, grâce à Hubert qu'il existait un guide des Meilleurs vins de copains de Bettane et Desseauve (une "extraction" de leur Grand Guide des Vins en réalité), qui eux-mêmes décrivent les vins de copains comme des vins "délicieux et accessibles, avec un charme immédiat et une fraîcheur de constitution certaine."
Avec tout cela, je pense que l'idée des Vins de Copains est maintenant bien présente dans les esprits!
Je ne vais pas vous décrire blog par blog les vins choisis, mais j'ai plutôt envie de mettre les vins à l'honneur. Moi ce qui m'a amusée, c'est d'en faire la synthèse.
Alors, Rouge, Blanc, Bulles, à quoi ressemble LE vin de copains? Bien que certains aient choisi les 3, il semblerait que la couleur préférée du vin de copains soit le... rouge! 40 vins rouges ont été cités, 22 blancs, 5 bulles et 4 rosés.
Oui, mais d'où viennent ces vins de copains, où sont-ils produits? Et bien les deux régions les plus représentées ont été... La Loire d'abord, avec 20 références, suivie de près par le Languedoc-Roussillon avec 18 vins. Deux régions assez opposées finalement... Ensuite, on avait également des Beaujolais (7 vins), Bourgogne (5 vins), Provence et Sud-Ouest (4 chacun), Rhône (3), Alsace, Bordeaux et Jura (2 chacun), ainsi que Savoie, Suisse, Allemagne et Espagne.
Bon alors, ces vins de copains choisis par les internautes, quels sont-ils?
Pour la Loire, les vins cités étaient:
  • Le Coup de Canon 2008 de Grégory Leclerc, Vin de France oui, mais plus précisément de Touraine. "Un vin dangereusement bon", d'après Olif, du blog d'Olif. Cépage grolleau, et selon Olif "quand le grolleau est tiré, c'est gagné. Il faut le boire."
  • L'hurluberlu 2009 de Sébastien David, en Saint-Nicolas de Bourgueil. Un vin qui "dégouline de fruits", selon Philippe Rapiteau de La pipette aux quatre vins.
  • Quoi d'neuf 2009, du Domaine du Moulin, d'Hervé et Isabelle Villemade, installés à Cheverny. Un pinot noir nouveau en quelque sorte, cité par Rémy Charest, du blog A chacun sa bouteille. Olif a également proposé leur blanc: Les petits Acacias 2006, issu du romorantin, "un cépage de copains" selon Olif, et un vin qui vieillit bien "comme certains copains".
  • Le Domaine Saint-Nicolas "Reflets" 2007 de Thierry Michon, à base de pinot noir et cabernet, et le Domaine Aloha "Version Rouge" 2007 de Samuel Mégnan, à base de pinot noir et gamay, 2 fiefs vendéens proposés par Hub de l'Oenothèque.
  • Clos Rougeard "Les Poyeux" 2005, en Saumur-Champigny, proposé par Yannick Poirier du blog 1001 vins. Dans cette même appellation, Eva Robineau a bien aimé le 2008 du domaine Antoine Sanzay.
  • Les Copines Aussi, du domaine Les Sablonnettes, de Christine et Joël Ménard, millésime 2008, que j'avais moi-même choisi, mais également cité sur Le blog d'Olif et La pipette aux 4 vins.
  • Un Muscadet "La Roche Blanche" 2007 du Domaine des Herbauges, proposé par Thomas Lingelser. "Pourquoi un Muscadet" nous dit-il, "tout simplement parce que c'est bon (...). Il est plus que temps de lui redonner le mérite auquel il a le droit." Pour lui, un vin qui fait partie de ces vins qui "éclatent en bouche et s'affinent par la suite pour garder vivacité et précision". Le vin "parfait pour un apéritif improvisé".
  • Le Touraine blanc Cuvée de Fié Gris 2008 Vieilles Vignes de Jacky Preys. Selon Arthur, de A l'ombre d'un bouchon, un "vin de copain, vin de comptoir, un rapport qualité/prix génial". Dans la même région, en blanc également mais en Vin de table, Rémy Charest du blog A chacun sa bouteille (fondateur des Vendredis du Vin, soit dit en passant!) propose le Petit Buisson, de Thierry Puzelat.
  • Un Anjou blanc "La Potardière" Domaine des Chesnaies 2006 et un Savennières Roche aux Moines, Domaine aux Moines 2004, proposés par Eva Robineau.
  • Un sauvignon vin de table de Chéné, à Beaulieu-sur-Layon, proposé par Isabelle Perraud, productrice dans le Beaujolais mais également blogueuse pour le Domaine des Côtes de la Molière.
  • Quelques Bulles de la Loire aussi, avec Juste avant l'été d'Agnès et René Mosse, vignerons à Saint-Lambert-du-Lattay, doublement cité par Olif et Patrick Bötcher de Monomaniaquement Alsace. "un délicieux pétillant naturel à base de chenin" selon Olif, "Du pur bonheur à 7 euros, un vrai vin de fête" pour Patrick. Toujours dans les bulles, le Crémant de Loire Domaine des Huards, conseillé par Le rustre.
  • et enfin un rosé 2009 de François Chidaine, en Touraine (à Montlouis), élaboré à partir de grolleau et pinot noir, choisi par Valérie du Blog des Trois Petiotes. "un vin de copains, gourmand et joyeux, qui se laisse boire sur des plats tout simples mais délicieux".
(crédit photo Olif)
Dans le Languedoc-Roussillon:
  • Je citerai d'abord le premier vin qui a été présenté, par Arnaud et Sylvain du blog Midi-Vin: la cuvée "Bois Moi" 2008, du Chemin des Rêves, en AOC Coteaux du Languedoc. Une cuvée qui est, pour Arnaud et Sylvain "une invitation au partage et à la gourmandise" . "Elle donne envie d'y retourner, et le rapport qualité/prix est excellent" (6€ la bouteille). Benoît Viot, le vigneron qui fait ce vin dit lui même "je souhaite que la personne qui découvre mes vins se fasse plaisir avec des copains". Apparemment c'est le cas!
  • Le Vin des Amis 2009, du Mas Coutelou, de Jean-François Coutelou, en vin de table, présenté par Cédric et Guillaume, du blog Vin Bio Naturel. "Une cuvée de rouge gourmande et fruitée, un vin facile à boire, un vrai vin de copains".
  • Le Vin des Copains 2008, du Domaine des Crès Ricard, Vin de pays de l'Hérault, proposé par Arthur. "un vin digeste, facile, équilibré".
  • un Minervois 2007 La Nine, de Jean-Baptiste Sénat, choisi par Jean-François Heering de Magnum et Balthazar. "Un vin gourmand, qui a de la gueule (...), la Nine appelle vite sa petite soeur". Dans la même appellation, et chez le même vigneron (!), Thomas Lingelser recommande la cuvée "Mais où est donc Ornicar" 2008.
  • Les Sorcières 2007 du Clos des Fées d'Hervé Bizeul (Côtes du Roussillon), grand blogueur à ses heures perdues, proposé par Le Rustre. "Voilà un vin sans fioritures et bien fait pour l'amitié et la rigolade".
  • Le Clos du Rouge Gorge de Cyril Fhal, cité par Rémy Charest. "un verre de grenache et carignan de très belle tenue" (juste un verre?). Rémy Charest propose également Les Enfants Sauvages 2009, et La Pascole 2008 de Bruno Duchêne. Parce que "Quelqu'un qui picole avec une Pascole, c'est cool".
  • Le temps des gitans 2009, du Mas de Janiny, en Vin de Pays de l'Hérault. "un vin rouge sudiste à l'équilibre bien frais", pour Oenosphère. "Avec son côté désaltérant, il a un petit goût de reviens-y". "Il y a un temps pour tout, un temps pour le sérieux, un temps pour le gastronomique et un temps pour rogoler, et en ce moment c'est ce qu'on aime avec les copains, le temps des gitans!".
  • Le Vin Bleu de Chas Haskins, un vin issu de carignan, de l'Hérault, proposé par notre Iris préférée, du Domaine de Lisson.
  • "Copain comme cochon" de la Préceptorie de Centernach, choisi par Stéphanie Klimenko, "sur le fuit et la fraîcheur".
  • Clos Gabriel, du Mas Gabriel de Deborah et Peter Core, choisi par Mas Coris.
  • Le vin de table blanc 2008 Lady Chasselas de Mylène Bru, doublement proposé par Monomaniaquement Alsace et par Rémy Charest. Un "Vin de Table issu à 100% de chasselas à 9,5 euros, s'il vous plaît!", précise Patrick Böttcher. "Une expression atypique d'un cépage atypique dans la région pour un beau petit moment de frais, frais, frais". Pour Rémy Charest, c'est "un beau vin de soif, frais, désaltérant, sympathique".
  • Toujours en blanc, ont également été choisis La Soif du Mal 2008 du Domaine des Foulards Rouges par Philippe Rapiteau, et Le Blanc, du Domaine Le Loup Blanc, par Benoît Tarlant.
(crédit photo: Rémy Charest)
Quant aux Beaujolais de copains, on avait:
  • le Moncailleux Moulin-à-vent 2007 de Michel Guignier, choisi par Gillou et ses vagabondages nocturnes, "un bon vin de soif à glouglouter avec ses copains".
  • Le Moulin-à-Vent des Côtes de la Molière 2007, choisi par Iris du Domaine Lisson (toujours notre Iris préférée)
  • Le Brouilly 2007 de chez Georges (alias "Noune") Descombes, choisi par Laurent Mélotte.
  • Le Beaujolais blanc "Les vignes de le Roche" 2008 du Château de Lavernette, par Bourgogne Live, une spéciale dédicace à ses copines.
  • Le Jambon Blanc 2003 du Domaine Philippe Jambon, vin de table oui, mais du Beaujolais, recommandé par Cyril Alonso.
  • Le Beaujolais blanc de Bruno Debize, mis en scène par Jean-Marc Imberdis.
  • Enfin "l'Amuse Bulles" de Raphaël Champier à Odenas, choisi par Vincent Mareschal. "Des bulles joyeuses issues de gamay, en plein coeur de cible: un vin de copains, sans prétention, joyeusement adapté au barbecue printanier."
(crédit photo: Iris)
En Bourgogne:
  • un Ladoix Domaine de Chevalier 2005 choisi par doc adn du blog Escapades. Un vin "qui pinote et qui acidule" et qui "a d'abord le goût de l'amitié. Ce mélange de douceur et de force, de plaisir et d'épices."
  • un Savigny Les Beaune 1996, Premier Cru Les Serpentières, de Maurice Ecard, choisi par Matlebat du blog dégustations de vins.
  • Un Bourgogne Aligoté 2008 du domaine Nicolas Maillet, choisi par Christian Bétourné, de Littinéraires Viniques. "Un des tous meilleurs Aligotés de l'année", "cristallin comme un chardonnay du Jura!!! Une belle fraîcheur autour de tout ça, qui fait saliver. Ca se boit avec plaisir et gourmandise, et ça peut s'enchaîner grave!!! Un vin qui rit dans la bouche. C'est long, fruité, frais." (D'une très grande buvabilité finalement Christian, non? ;-) )
  • un Chablis 2006 de Vincent Dauvissat, recommandé par 1001 Vins.
  • La Chute Derain, mousseux méthode traditionnelle fait d'aligoté, de Catherine et Dominique Derain, approuvée par Rémy Charest.
Pour la Provence:
  • Le Domaine de Trevallon 99, Vin de Pays des Bouches du Rhône, clin d'oeil d'Antonin Iommi-Amunategui du Guide Vindicateur à son ami Christian, mais aussi parce que "ce vin est facile à boire, il coule bien et se donne."
  • La cuvée Camille du Domaine Turenne, rosé des Côtes de Provence, grandement apprécié par Catherine (et ses copines!) du blog Une femme/Des vins.
  • Le Brut de Ouf, d'Henri Milan, rosé de Provence vendu en vin de table, proposé par Marie Lottin. Un vin qui "se laisse boire, et file au gré des mots et des souvenirs communs".
  • Le rosé de la cuvée Enzo du Château Hermitage Saint-Martin, en Côtes de Provence, choisie par Antoon Laurent. Un vin choisi pour plein de souvenirs, mais "Buvez, et vous verrez que le vin ne laisse pas indifférent".
Pour le Sud-Ouest:
  • Le Côtes du Marmandais 2006 "Le vin est une fête" d'Elian Da Ros, choisi par Gildas et les autres membres du cercle de Maigremont. "Un vrai vin de copain, un vin sans prise de tête, ce vin est une fête!"
  • Toute une série de vins du Château Gaudou, principalement des Cahors mais également un rosé de malbec et un vin demi-sec ou demi-doux, proposés par notre président des VdV # 25 Mathieu Turbide, du Méchant raisin. Une dégustation qui se terminera même avec un Jurançon Cuvée Spéciale 2008 du Clos Bellevue. (Il y en a qui sont sacrément gourmands quand même!)
  • Et puis un Gaillac proposé par Eva Robineau, celui des Caves Labastide de Lévis, cuvée Prestige, millésime 2006.
Le Rhône ensuite:
  • La Cuvée des Copains (comme cochons) 2008, de la cave des vignerons d'Estézargues, en Côtes du Rhône. Un vin "à l'irrésistible goût de reviens-zy", selon Cédric et Guillaume, du blog Vin Bio Naturel.
  • Le Côtes du Rhône Vieilles Vignes 2007 de Matthieu Dumarcher, recommandé par Truffes Deluxe, et "à boire sans concessions".
  • Et Le P'tit Martin 2008 du domaine de l'Oratoire Saint-Martin, dégusté par Le Rustre. "Un chouette vin de fruit."
(crédit photo: blog vin bio naturel)
En Alsace, un rouge, un blanc:
  • En rouge, un pinot noir 2008 de Bruno Schueller, recommandé par Laurent Mélotte.
  • En blanc, un Riesling Herrenweg de Barmès Buecher, coup de coeur du moment de Dominique Brault.
Pour les Bordeaux:
Dans le Jura:
  • Un Arbois Pupillin Le Ginglet 2007, cépage Trousseau, de Philippe Bornard, dont la dégustation est racontée en duo par Stéphane et David du Bicéphale Buveur.
  • Le Domaine des Cavarodes, d'Etienne Thiébaud, vin de pays de Franche-Comté blanc 2008, apprécié par Philippe Rapiteau, de La pipette aux quatre vins. "du plaisir comme s'il en coulait".
(crédit photo: le bicéphale buveur)
Pour la Savoie, Eric Bernardin, du blog à boire et à manger, nous recommande:
  • une Mondeuse 2004 de Dupasquier, un vin "fruité, gourmand et sensuel". Mmm...
En Allemagne, Iris nous recommande
  • un Reiler Goldlay Auslese 2007 du domaine Steffens Kess, un riesling minéral comme elle aime.
Le vin de copains de Michel Smith, c'est en Espagne qu'il est produit:
  • le fino La Ina, mais attention, "muy frio". Parce que "dès que les potes débarquent, j'ouvre une bouteille de fino".
Et enfin, un vin de Suisse,

Ca fait beaucoup de Vins de Copains tout ça! Et si on parlait un peu d'Amour maintenant? Allez, je passe le témoin à Michel Smith (l'un des 5 du vin mais également blogueur ici) qui s'est gentiment dévoué pour assurer la présidence des VdV # 27.
Merci à tous, blogueurs et non blogueurs, pour vos belles participations. Merci à Michel Smith de bien vouloir présider la future session des Vendredis du Vin. Et Merci à notre Iris préférée qui se donne beaucoup de mal pour les Vendredis du Vin, malgré une période particulièrement intense à la vigne.
Et que vivent les Vendredis du Vin!