vendredi 15 mai 2009

Petite réflexion et forte pensée.

C'est fou ce qu'une luminosité, un bruit, une odeur, font remonter comme souvenirs. Aujourd'hui, j'ai une forte pensée pour mes amis viticulteurs.
On n'imagine pas le stress d'un vigneron à cette période de l'année. C'est maintenant que tout commence à se jouer. La vigne pousse, il faut "relever" les fils qui permettent le maintien d'un port droit (et oui, ne l'oublions pas, la vigne est une liane.) Les pampres apparaissent, il faut épamprer. L'herbe pousse, il faut labourer. La maladie se développe, il faut traiter (et oui!). Tout va très très vite. Le temps court, et on court après le temps. Et ce stress est amplifié par le lien très fort que noue le vigneron avec ses vignes. Difficile à décrire.
Oui je me souviens. Je me souviens de cette inquiétude en cette période, ce désarroi parfois. Car non, on ne maîtrise pas tout quand on travaille avec la nature. On ne maîtrise pas la météo. Alors après ces terribles grêles de lundi et mercredi, qui ont sérieusement endommagé certaines vignes dans le bordelais, ma pensée est encore plus forte.
Bon courage à tous!

"Salut vigneron, salut à toi sans qui la France ne serait plus le sourire de l'Europe!" (Maurice Bedel)

1 commentaires:

Loufranssou a dit…

Ça sent le vécu, les amis !!!

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