dimanche 31 janvier 2010

Wine Blog Trophy... Suite et fin!

Bon, j'ai un petit wagon de retard... Mais j'ai (toujours!) une bonne excuse. Bref, la plupart d'entre vous le savent déjà, les résultats du Wine Blog Trophy sont parus vendredi... Les voici donc:
Ce prix, complètement inattendu, est donc un grand grand honneur, et c'est avec beaucoup de plaisir que je me rendrai au Salon des Vins de Loire d'Angers. Avec sans doute également une certaine nostalgie, en retournant dans cette ville où il fait si bon vivre (ah, la douceur angevine...), cette ville que je connais bien pour y avoir fait une partie de mes études, cette ville qui me rappellera donc tant de bons souvenirs (C'était le temps... d'une autre époque!)... Ce sera une belle occasion, pour replonger mon nez dans des chenins, sauvignons blancs (de la Loire!), cabernets francs et autres pineaux d'Aunis... Hmmm, je me régale à l'avance!
En tout cas, MERCI aux membres du jury, à qui je dois ce prix. Mais aussi et surtout, MERCI à vous, mes lecteurs, dont la fidélité m'a encouragée à continuer. Comme quoi, parfois, ça vaut le coup de s'accrocher...
N'ayant pas encore vraiment eu l'occasion d'arroser cette belle récompense, une question me trotte tout de même dans la tête... Qu'est ce qu'on boit pour fêter ça: Rouge, Blanc, Bulles...?
Allez, à la vôtre!

mercredi 27 janvier 2010

Cave Privée

Il y a parfois des petites phrases qui captent notre attention, que l'on retient, et qui nous reviennent régulièrement à l'esprit. Des petites phrases qui font tilt, clic, clac, et qu'on garde dans la boîte. J'adore capter ces petites phrases en écoutant les Sages, les gens pour qui j'ai de l'admiration. Et c'est ainsi que dernièrement, ayant eu la chance de déjeuner à Reynon, chez le grand professeur Denis Dubourdieu, ce dernier nous a confié "pour être un grand technicien, il faut goûter beaucoup de vins". Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde...
J'entends (trop!) souvent "je ne sais pas si c'est bon parce que je n'y connais rien en vin". On aime ou on n'aime pas un vin, ça, c'est la première caractéristique que l'on peut décrire, et sans doute la plus importante. Il y a beaucoup de jolis discours autour du vin, beaucoup d'explications, d'interprétations, beaucoup d'histoires, d'anecdotes, beaucoup de philosophie, de poésie, beaucoup de courants de mode aussi, mais on en oublie souvent le principal: Est-ce qu'on aime? Ainsi, pour être un "bon" dégustateur, c'est-à-dire connaître ses goûts, savoir quel type de vin nous fait plaisir, ce que l'on recherche dans un vin, développer sa sensibilité, il n'y a pas de secret, c'est comme pour être un grand technicien: il faut BEAUCOUP déguster. Il faut ouvrir des bouteilles, encore et encore, ne pas hésiter à en vider dans l'évier si vraiment on n'aime pas, parce que le vin est fait pour être bu avec PLAISIR. Et pour ouvrir des bouteilles, il faut en avoir achetées (et là je vais enfin arriver à l'objet de mon post... ouf!).
Pas facile d'acheter du vin, je vous l'accorde. D'abord, parce que c'est un budget, et malheureusement, comme l'explique Jacques Berthomeau dans son post "un mauvais vin c'est combien?", il existe des mauvais vins à tous les prix, et l'idée d'un vin bon ou mauvais est complètement subjective... Ensuite, parce que, conséquence directe de la première explication, on aime bien être guidés, conseillés. Là encore, pas si évident. Cavistes ou journalistes, tous ont leur propre goût, qui n'est pas forcément le nôtre. L'idéal est donc le bouche à oreilles, avec une personne de confiance (ça peut d'ailleurs très bien être un caviste ou un journaliste...), qui connaît bien les vins, et qui semble avoir les mêmes goûts que soi (pas toujours évident à trouver!). Ou bien, il faut se lancer, prendre des risques et acheter des bouteilles par curiosité, pour se faire sa propre opinion. Et bien le moyen que je trouve absolument génial pour goûter plein de choses différentes, de toutes les régions, de tous les pays même, c'est Cave Privée. Cave Privée est un site de ventes privées de vin, accessible à tous. "Inutile de chercher, perdre son temps ou craindre de se tromper, Caveprivée.com sélectionne des vins d'une qualité exceptionnelle et ouvre directement les portes des plus grands domaines à son cercle d'amateurs de vin en leur faisant profiter des prix de propriété". Tout est dit! Chaque semaine une région est mise à l'honneur, avec une sélection de différents producteurs de cette région. Les offres sont variées et ouvertes (pas axées uniquement sur un style de vin), on trouve des bouteilles parfois rares que l'on peut acheter en petite quantité si on le souhaite, on a des infos assez complètes sur les vins... Autant de bonnes raisons de devenir membre! Personnellement, moi... J'adore! D'ailleurs je vous laisse, il y a une vente de "Grands vins du Languedoc-Roussillon"... J'y cours!

mercredi 20 janvier 2010

Saisons du Médoc... A Sociando-Mallet.

Il y a quelques jours, est arrivé chez moi un livre: Saisons du Médoc, une année à Sociando-Mallet. Un livre de photos (celles de Jean-Luc Chapin), un joli livre, comme on peut en trouver sur le vin (je trouve que globalement, on fait des livres de plus en plus beaux). Oui mais celui là avait quelque chose... De la photo de couverture, se dégage une atmosphère, une ambiance... Celle du Médoc, comme si on y était. Je crois que je n'ai jamais vu de photo aussi parlante. Alors je l'ai ouvert ce livre, j'ai été subjuguée par ces photos absolument magnifiques et je l'ai lu, entièrement, du début à la fin. Souvent, les beaux livres se regardent, se contemplent, mais ne se lisent pas vraiment. Mais ce livre là se lit, il se savoure, jusqu'à la dernière page.
C'est surtout la naissance d'Arthur, son petit fils, qui a fait jaillir l'idée de ce livre à Jean Gautreau, "pour qu'il puisse comprendre un jour ce qu'est le travail de la vigne à Sociando". Mais c'est aussi parce que 2009 était une date anniversaire pour Sociando, celle des 40 ans de la création de ce vignoble.
Ainsi, pour reprendre la note de l'éditeur "Cet ouvrage raconte une histoire de saisons. Le choix de commencer par le mois d'octobre est bien entendu lié au cycle de la vigne. Dans les derniers jours de septembre, quelque chose s'achève avant les vendanges, qui recommence dans le courant du mois d'octobre. Ainsi se poursuit l'incessant va-et-vient entre le terroir et l'homme, qui fait les grands vins de Bordeaux." Pour chaque mois de l'année, Jean-Luc Chapin a capturé un moment, une émotion, des couleurs, des sensations... 12 auteurs ont commenté un mois de l'année pour raconter un peu de Sociando, un peu de Jean-Gautreau, un peu du travail des vignerons, chacun dans un style différent.
Peut-on prétendre connaître le Médoc, sans avoir un jour goûté Sociando-Mallet? Pour moi, ce vin est l'image du Médoc. Un premier abord parfois austère, surtout dans sa jeunesse, mais derrière, une bouche charnue, veloutée, ample, puissante. Un fruit on ne peut plus représentatif du Cabernet Sauvignon. Le grand vin médocain par excellence, l'expression même du grand terroir médocain, des grands Cabernet Sauvignon, de la combinaison de ces deux entités, de leur union, leur mariage.
Des vignes conduites à la perfection, des Cabernet Sauvignon tournés vers l'estuaire de la Gironde, sur ce grand terroir de graves qui longe la rivière... Sociando-Mallet s'impose comme une évidence. Et pourtant... Pourtant Sociando-Mallet n'était pas une évidence. Non, loin de là. Sociando-Mallet est la création d'un homme, un seul, un médocain pure souche, et fier de l'être: Jean Gautreau. Jean Gautreau est, pour reprendre les mots de Jean-Claude Berrouet dans ce livre merveilleux le "géniteur de Sociando-Mallet". Car c'est lui qui a construit ce superbe vignoble, SON vignoble, à partir de 1969. D'abord avec 5 hectares,puis en rachetant des parcelles judicieusement choisies pour leur terroir, jusqu'à rassembler les 85 hectares qui constituent le vignoble autour d'un seul nom: Sociando-Mallet. A cette époque noire pour le vin, où l'image de Bordeaux était encore loin d'être celle d'aujourd'hui, il fallait beaucoup de clairvoyance pour voir le terroir qui se cachait sous ces pieds de vignes à l'abandon. Il fallait beaucoup d'audace pour se lancer dans une telle aventure. Il fallait du courage aussi. Et sans doute, sans AUCUN doute, de la passion. "Toute était en place pour y réaliser un grand vin. Sauf que personne ne s'y était risqué avant le nouvel arrivant. Lui seul a eu l'idée d'imaginer sa propre histoire sur ce terroir intouché (...). Le nouveau venu était un visionnaire." écrit Jean-Paul Kauffmann, dans son éloge de l'atramentaire. Pour Didier Ters "Jean Gautreau a vite compris de quoi étaient capables les cailloux qu'il avait sous les pieds". Il est selon lui (et je suis entièrement d'accord!) "l'illustration parfaite" de la définition de Denis Dubourdieu: " Un terroir, c'est un terrain avec un bonhomme dessus". Pourtant, Jean Gautreau aime à répéter, avec beaucoup de modestie, "j'ai eu de la chance"...
Ce livre est un hommage à Sociando-Mallet certes. Mais il est de manière plus générale, un hommage à la Viticulture, un hommage au travail du Vigneron, un hommage au Médoc. Je trouve ce livre absolument remarquable, et touchant. Remarquable pour la qualité des photos. Il faut vraiment être amoureux du Médoc et de la nature, pour avoir pris de telles photos, pour avoir su retranscrire une telle atmosphère. Remarquable pour la qualité des textes. Chacun des 12 auteurs apporte des informations, des anecdotes. Les textes sont beaux, simples, et parlants. On les lit comme on boit un verre de Sociando... On y sent la passion d'un homme, son respect pour le terroir, pour les vignes, et pour les hommes qui l'ont accompagnés dans cette aventure, son équipe. Touchant, parce que derrière Sociando, il y a Jean Gautreau dont on devine la personnalité à travers les textes, mais qui semble ne pas vouloir se mettre en avant. Et puis il y a une famille. Ce livre est en effet dédié à Arthur, à sa grand-mère, à sa mère, et à son père, et je dois dire qu'en lisant ces quelques mots j'avais les larmes aux yeux. Parce que je trouve ça beau. Cet attachement à une terre, cette passion pour un métier, cette force d'y avoir cru, ce respect profond pour un terroir et des hommes, et cette idée de continuité... La dernière photo de ce livre est celle de Jean Gautreau tenant son petit-fils Arthur dans les bras, riant aux éclats. Ca se passe de mots, ça se passe de commentaires... L'histoire de Sociando continue, et c'est beau...

Saisons du Médoc, éditions confluences, 20€

jeudi 14 janvier 2010

Bordeaux!


Dans les bonnes résolutions de l'année 2010, il y a: ranger mes affaires au fur et à mesure, prendre davantage de notes quand je déguste un vin, écrire plus de billets... Non! C'était une blague... Inutile de dresser une liste, que je ne tiendrai pas, d'une part je me connais, d'autre part mon temps n'est toujours pas extensible! En revanche, il y a quand même une résolution qui me tient à coeur: parler davantage de Bordeaux. Parce que j'en ai marre de ce racisme anti-bordelais. J'en ai marre de ces idées reçues, de cette supériorité que certains affichent en dédaignant Bordeaux, comme si c'était ringard, has been. J'en ai marre qu'on dise tout et n'importe quoi sur Bordeaux. J'en ai marre d'entendre ou de lire que les Bordeaux sont trop chers, trop boisés, trop uniformes, trop ceci, trop cela. J'en ai marre d'entendre ou de lire que les bordelais sont arrogants, fermés, hautains, etc. Vraiment, j'en ai MARRE!
Certes, à Bordeaux, il y a eu, et il y a encore malheureusement (trop) de mauvais vins. Mais pas plus qu'ailleurs, en proportion. Certes à Bordeaux il y a des cons (sorry!). Mais pas plus qu'ailleurs. Pour autant, est-ce une raison pour tirer des conclusions navrantes sur une région entière? Est-ce une raison pour tenir des propos stériles, inutiles, mesquins. Arrêtons de dénigrer Bordeaux, et les bordelais. Il y a à Bordeaux un vrai beau terroir, et de vrais grands vins "de terroir". Il y a à Bordeaux, des gens simples, passionnants, qui savent se remettre en question (grande preuve d'intelligence), des gens qui avancent, qui font des choses, qui progressent, qui créent. Allez rencontrer, écoutez, lisez, des Jean Gautreau, des Jean-Paul Jauffret, des Jean-Michel Cazes, pour l'ancienne génération, vous parler de ce qu'ils ont fait à Bordeaux, et pour le monde du vin en général. Allez rencontrer, écoutez, lisez, des Thomas Duroux, des Jean-Michel Laporte, pour la nouvelle génération des Grands Crus, qui vous diront comment ils voient les choses aujourd'hui, quels sont leurs challenges, leurs priorités. Allez rencontrer, écoutez, lisez, des Sylvie Courselle, des Stephane Dupuch, des Thibault Despagne, des Vincent Levieux, pour les Bordeaux, qui dépensent une énergie considérable pour défendre leur appellation. J'en cite quelques uns au passage, mais il y en a tant d'autres... Car oui, ça existe ça, à Bordeaux.
On accuse aujourd'hui Bordeaux de beaucoup de maux. Il y a eu des erreurs de faites, certes. D'une part un certain laisser-aller, on ne peut pas le nier. Aujourd'hui c'est fini. Si une génération a pu s'asseoir sur ses lauriers, la nouvelle génération, celle qui est en place aujourd'hui, a tout à reconstruire. Elle le sait, et se bat. D'autre part, il y a des prix parfois écoeurants pour certains grands châteaux, peut être, mais puisqu'il y a des acheteurs, c'est ce qu'on appelle la loi du marché. Et puis enfin il y a certainement eu des errements techniques. Trop de désherbants (J'étais la première à bondir de rage en voyant les vignes désherbées avant le travail des sols dans certaines propriétés dans les appellations les plus prestigieuses du médoc, pour que l'on ne voit pas un brin d'herbes dans les vignes), trop de bois, trop d'extraction etc... Oui, il y a eu ces errements. Comme dans les autres régions. Peut être même plus, Bordeaux étant, qu'on le veuille ou non, à la pointe en matière de recherche et d'innovation (en partie sans doute grâce aux Grands Crus), avec ce que cela comprend de bon et de moins bon. Aujourd'hui, c'est révolu. Aujourd'hui, toutes les propriétés que je connais font extrêmement attention à leur environnement, cherchent à préserver leur terroir et en extraire la typicité. Beaucoup font de la culture bio sans le revendiquer, un peu comme Patagonia a toujours été une marque éco-responsable, sans jamais le médiatiser, juste par philosophie.
Bordeaux reste un leader pour la France, je continue à le penser quand je vois l'image que Bordeaux a à travers le monde. En France Bordeaux dérange, Bordeaux agace, parce que comme tout leader, Bordeaux n'a pas droit à l'erreur. Mais c'est dommage de garder des oeillères, et de ne pas voir le Bordeaux d'aujourd'hui.
Oui, on pourrait en effet émettre un avis critique sur ce qui a été fait par les générations précédentes, et qui se faisait encore il y a peu de temps. Mais ce serait ne pas prendre en considération le fait que le contexte était simplement différent. On juge Bordeaux aujourd'hui pour des erreurs passées, comme on pourrait juger une génération entière, pour avoir surproduit, surconsommé, sur-pollué, dans un contexte d'abondance et d'insouciance. Simplement parce que le contexte a changé, et qu'en prime on a non seulement l'expérience des anciens, mais aussi le recul nécessaire. Mais est-ce là le vrai débat? Pourquoi cet acharnement à critiquer le passé quand la réalité d'aujourd'hui est si différente.
Alors voilà, cette année, je vais essayer de parler davantage de Bordeaux, et tant pis, on dira même que les bordelais ne boivent que des Bordeaux (ce qui est FAUX, ai-je besoin de le préciser? Et en plus, de toutes façons, je ne me considère toujours pas bordelaise, mais encore bretonne!). En réalité, j'ai peu parlé de Bordeaux dans ce blog, sans doute parce que ma curiosité et ma soif d'apprendre m'ont poussée à chercher des vins d'autres régions que celle où je vis, et que je connais mieux du fait d'y avoir travaillé. Sans doute aussi parce que nous avons choisi d'oublier nos bouteilles de Bordeaux pour les faire vieillir en caves, par goût pour les vieux millésimes à Bordeaux. Alors peut être que je parlerai plus d'hommes, à voir, après tout, tout est lié...! En tout cas, c'est décidé, vous verrez plus de Bordeaux sur Rouge Blanc Bulles!

(Photos prises dans le vignoble de Saint-Emilion, en Avril 2006...)

mercredi 13 janvier 2010

Mes vins de Noël...

Plusieurs personnes m'avaient suggéré de faire un petit billet sur mes "vins de Noël". Mais la période d'avant Noël n'a pas été propice DU TOUT à ce genre de billet, comme vous pourrez le constater vous-mêmes à ma faible productivité des mois de novembre et décembre... L'énergie retrouvée (et de ce fait la motivation) je peux (enfin!) vous parler de mes" vins de Noël". Ces vins je ne les ai pas choisis, juste savourés, et grandement appréciés. Enfin, je vous parlerai ici de ceux que j'ai le plus appréciés, vaste débat que celui de savoir si l'on doit parler des vins que l'on a moins bien dégustés... ou pas. Pour le moment je me contente de ceux que j'aime, en général que j'aime beaucoup même. Finalement c'est un peu une philosophie de vie: mieux vaut se concentrer sur ce que l'on aime (tout en connaissant le reste, quand même...). Et puis il y a les vins que l'on n'aime vraiment pas, en général les vins à défauts, et les vins pour lesquels simplement on passe à côté, parce que... Parce que ce n'est pas notre type de vins, parce que ce n'est pas notre jour, parce que ce n'est pas le bon moment pour la bouteille, parce que... Le vin est tellement subjectif, comme tout art (Le vin et l'art, l'art et le vin, on y revient toujours!).
Bref, mes vins de réveillon 2009 ont été, dans l'ordre de dégustation, qui n'a (comme me l'a très justement fait remarqué Philippe Margot un jour, s'interrogeant sur le sens de "Rouge, Blanc, Bulles") rien à voir avec l'ordre des vins du titre de ce blog:
Champagne Bollinger Grande année 1999. Je crois que vraiment, définitivement ("Definitely" comme disent les anglais... J'adore! Et c'est précisément ce que je veux dire...), Bollinger est la maison de Champagne qui me plaît le plus. J'adore le style de ses champagnes, des champagnes vineux, peu dosés, fins, et en même temps virils (Je ne dis pas que ce n'est pas compatible, mais... c'est plus rare!). D'ailleurs, depuis, j'ai également goûté le Bollinger Rosé... Bon, je sais, je me répète, mais... J'adore!
Pur Sang 2007, du grand et regretté Didier Dagueneau, un des meilleurs vignerons en blanc, pape du Sauvignon blanc, ambassadeur de la Loire, malheureusement décédé dans un accident d'ULM... Une pureté incroyable, une belle fraîcheur, un fruit remarquable, une minéralité exceptionnelle... Un vin sublime, parfait, simplement parfait. Du grand grand Pouilly-fumé, du grand grand Sauvignon, du grand grand blanc.
Trotanoy 98. Dégusté, que dis-je bu (et à grandes goulées même!), avec des truffes... Extra. Encore une pureté incroyable, des notes gourmandes de fruits rouges (fraises surtout), une bouche veloutée, extrêmement élégante, un potentiel à vieillir encore important. Sans doute un des Pomerol les plus élégants. Un très très beau vin.
Pape Clément 96. L'archétype du grand Pessac-Léognan. 96 est un très beau millésime à Pape Clément, sans doute un des plus grands même. Des arômes légers de Goudron (pas trop, juste ce qu'il faut, pour la typicité!), des notes fumées, du fruit, une bouche puissante, des tanins souples, une belle longueur. Un beau potentiel de vieillissement pour cette bouteille. Du grand vin!
Si la fin de 2009 avait été plus joyeuse chez nous, on aurait ajouté un petit liquoreux pour clôturer cette liste de vins (ça manque hein, vous ne trouvez pas?). J'aurais mis un Doisy-Daëne je crois, ou pourquoi pas un Jurançon Clos Lapeyre, pour varier les régions. D'ailleurs il manque un Grange des Pères non? Si, j'ajouterais un Grange des Pères. Et un Domaine Bonneau du Martray pour la Bourgogne. Il manque l'Alsace... Allez, on ajoute un Riesling de chez Trimbach... Et bien, vivement Noël 2010. D'ici là, on a toute une année pour déguster de nouveaux vins, il reste encore tellement de choses à découvrir... Vive 2010!

mercredi 6 janvier 2010

Wine Blog Trophy


Pour la 4ème année consécutive, le Salon des Vins de Loire organise le Wine Blog Trophy, qui récompense les meilleurs blogs sur le vin. Cette année, 4 catégories ont été déterminées, afin de départager les blogueurs: la plus belle plume, le meilleur design, la meilleure interactivité, et la mention spéciale Loire. De plus, les internautes (donc vous qui lisez ces lignes!) pourront eux-mêmes voter pour leur blog préféré et lui décerner ainsi le Prix des Internautes.
Quelle ne fut pas mon immense surprise, ma joie, ma fierté même (!), de recevoir hier un gentil message m'informant de ma présélection pour ce Wine Blog Trophy, pour la catégorie "la plus belle plume". Moi, toute petite blogueuse, toujours partante pour ouvrir de bonnes bouteilles, mais trouvant difficilement le temps de les commenter toutes... Serait-ce un signe pour cette année 2010 qui commence, et durant laquelle je voudrais avancer sur de nombreux projets? En tout cas, après une année 2009 semée d'embûches (mais ce qui ne tue pas rend plus fort... alors je peux vous dire que j'ai de sacrés biscoteaux!), ça fait du bien au moral!
Bon, que les (excellents) blogueurs présélectionnés pour le Wine Blog Trophy soient rassurés, je suis totalement outsider... Cette présélection est déjà un honneur!
Quant à vous internautes, vous lecteurs discrets mais non moins fidèles, si ça vous amuse et que le coeur vous en dit, vous pouvez cliquer ici, et choisir votre blog préféré. La suite, vous la connaissez... Que le meilleur gagne!

dimanche 3 janvier 2010

HNY

"BONNE ET HEUREUSE ANNEE!
Bonne année! Voilà le souhait que nous allons échanger ces jours-ci. Bonne année! C'est-à-dire année heureuse, emplie de petits et grands bonheurs. Mais n'est ce qu'un voeu ou cela nous engage-t-il un peu vis à vis de celui à qui on s'adresse ainsi? Est-ce parole en l'air, sans suite de notre part, ou bien voulons-nous contribuer si peu que ce soit à faire que cette année soit effectivement une bonne année pour cette personne?
En ce temps où les crises revêtent de multiples formes, il est bon de prendre un peu de recul pour ne pas se laisser entraîner dans la morosité et le pessimisme. Il est bon de chercher comment, là où nous sommes, nous pouvons sinon améliorer vraiment le cours des choses, du moins aider notre entourage à y faire face avec un peu plus de bonheur justement.
Gentillesse, bienveillance, joie
Pour cela, il est un moyen simple à portée de tous, du plus petit au plus grand, du plus jeune au plus âgé: la gentillesse. Cette gentillesse dont on entend si peu parler, qui semble un mot du passé, utilisé presque exclusivement par les parents et adultes courroucés vis-à-vis de leurs enfants: "Sois gentil!"s'exclament-ils.
Pourtant, la gentillesse, c'est-à-dire l'attention portée à l'autre, la prévenance, le petit service rendu sans ronchonner ne sont-ils pas ce qui agrémente les jours? N'est-ce pas ce qui rend douce, calme, paisible et chaleureuse la relation?
La gentillesse fait plaisir à celui à qui on la témoigne. Mais aussi à celui qui, ainsi, se rend gentil lui-même. Il paraît d'ailleurs que c'est excellent pour l'équilibre psychologique, pour éviter ou au moins diminuer le stress.
La gentillesse, la bienveillance sont des formes de générosité: on donne un peu de son temps, de son attention et chacun connaît le proverbe: "Il y a encore plus de joie à donner qu'à recevoir."
Joie, c'est aussi quelque chose d'important dans la vie, dans le cours d'une année. La joie qui habite secrètement certains êtres transparaît dans leur regard et leur comportement, et même souvent dans leur santé.
Joie, il en est de toutes sortes, de petites toutes simples qui passent vite, et de grandes qui durent ou de profondes qui vous illuminent. La joie se reçoit, parfois de façon inattendue. La joie se donne, elle aussi, se partage avec les autres. Alors on se sent plus proches, plus heureux ensemble, prêts aussi à affronter les difficultés qui surviennent immanquablement.
Alors, que gentillesse, bienveillance, joie soient les compagnes de toute l'année. Voilà ce que veut dire "bonne année" que nous adressons à tous."
François Régis HUTIN

Et dans ces conditions, je vous souhaite une très Belle et Heureuse année 2010!