vendredi 27 mai 2011

Vendredi du vin #36: Les années 2000...? Et avant?

Piou, déjà vendredi, et ça va faire beaucoup beaucoup de bien, je vous le dis... En plus, avec le thème proposé par Philippe Rapiteau, de La pipette aux quatre vins pour ce vendredi du vin # 36, vous allez voir, on va tous rajeunir:
"Les années 2000...? Et avant?"
« Et cette fois-ci, point besoin de spots, de micros, de caméras, de maisons de prod’ et tout le tremblement de la web 2.0 parade!… Vous avez juste besoin de la clef de votre cave (ou de celle de qui vous voulez!), de prendre soin de ne pas glisser sur les marches moussues de l’escalier (hop! gaffe, la porte est basse!), d’user d’un tire bouchon du modèle qui vous sied et de nous dire ce que vous pensez de la bouteille de votre choix. »
Et bien pour moi, ce sera une bouteille de Léoville Barton 88... Pourquoi? Parce que j'aime les Bordeaux quand ils sont classiques, droits, fins, élégants, quand ils ont ce petit côté british qui leur colle à la peau et qui leur donne tant de classe. Ces Bordeaux là, je les adore. Et Léoville Barton 88, c'est exactement ça. C'est d'une finesse incroyable, et ça se boit et reboit. Le cabernet sauvignon dans toute sa splendeur, donnant son côté séveux et racé au vin. L'élégance des grands Saint-Julien. C'est top.
Léoville Barton, c'est dans le Médoc, cette magnifique propriété aux mille fleurs qui se trouve sur la route des châteaux, quand vous avez passé Ducru Beaucaillou et que vous arrivez sur Saint-Julien. Léoville Barton, c'est derrière ce nom un homme, Anthony Barton, figure emblématique de Bordeaux, personnalité éminemment respectée dans la profession. Mais je vous reparlerai de tout ça, à l'occasion.
Aujourd'hui, petit focus sur le millésime. Alors aujourd'hui, nous sommes en 1988. Nous sommes en 1988, et j'ai 10 ans ("je sais qu'c'est pas vrai, mais j'ai 10 ans, laissez moi rêver que j'ai 10 ans"...). Et en ce 27 mai, nous sommes en pleine fleur. "Floraison précoce" on disait encore à l'époque. Mais avec la floraison de 2011, d'une précocité encore jamais vue, on va peut être changer quelque peu les curseurs... Bref 88 à Bordeaux, floraison précoce donc, mais un été assez moyen derrière, avec un mois de juillet pas très chaud, et un mois d'août correct et surtout sans pluie. Pas très glorieux finalement. Et puis, une belle première quinzaine de septembre, qui sauvera sans doute le millésime, mais qui sera suivie de pluie. On se retrouve donc, pour ce millésime 88, avec des vins à la limite de la maturité dans certains cas, il faut bien l'avouer. Mais je vais vous faire une confidence: moi, les vins de Bordeaux, c'est comme ça que je les aime. Je trouve que ça leur donne, au vieillissement, un air de ne pas y toucher qui me plaît énormément, une personnalité affirmée et assumée. Un peu comme les 2001, ou les 2004 que j'aime beaucoup, dans lesquels on retrouve ce classicisme bordelais.
Alors voilà, ce Léoville Barton 88, ça a été pour moi, un gros déclic. Le déclic de se dire que Bordeaux, quand c'est grand, c'est vraiment grand, et quand c'est chic, c'est vraiment chic.
Ce Léoville Barton 88, je crois que je pourrais en boire jusqu'à plus soif. Seulement pour tout vous dire, je n'en avais qu'une bouteille. Tant pis? Allez, happy vendredi!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

So british, of course...

The Helvète underground

Rouge Blanc Bulles a dit…

Indeed! :)

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