jeudi 31 mars 2011

Un peu d'humour?


En Bourgogne, il y a des gens qui portent des vestes Bordeaux.
Le contraire est parfaitement impossible.

Philippe Geluck

vendredi 25 mars 2011

Vendredis du Vin # 34: VINstantanés

Déjà le dernier vendredi du mois de mars... Et donc un vendredi... du vin! Un vendredi du VIN...stantanés même, puisque la présidente de ce mois, Pauline Boët du blog Eyes Wine Open, nous propose de partager une photo qui nous tient à coeur, associé à un souvenir vinique:
"L’idée est d’associer, une fois n’est pas coutume, une seule et unique photographie qui vous tient à coeur à un souvenir ‘vinique’. C’est une sorte de micro-blogging pour gens pressés qui souhaitent être émus en une image et quelques lignes."
Alors voilà, j'ai bien réfléchi (même si c'est la fin de la semaine, et qu'en fin de semaine, il faut quand même l'admettre, c'est plus difficile de faire travailler ses neurones), et j'ai bien cherché. Mais je n'ai pas de photos de vins qui évoquent pour moi un souvenir, qui provoquent réellement une émotion. C'est en plongeant le nez dans un verre que jaillissent ces émotions. Vous savez, cet effet madeleine de Proust que l'on ressent en retrouvant certains arômes, ce vin qui vous transporte, vous emmène dans un autre endroit, et à un autre moment.
En revanche, cette émotion, je l'ai en regardant des vignes. Et en particulier celles que je vous mets là, en photos. Parce que me balader sur ces terres, m'imprégner de ce type de lieu, ça me met presque dans un état second.
Voilà, regarder ces petits pieds de vignes bien rangés, bien alignés, sur ce genre de croupe de graves magique, archétype du grand terroir médocain par excellence, ça m'émeut, ça me fait vibrer, ça me redonne de l'énergie, ça m'apaise aussi. Je m'arrête là, parce que l'idée c'est juste une photo et un texte court, alors je vous laisse en compagnie de ces petits pieds de vignes, et d'un extrait de texte de Catherine Rey, tiré du livre Mémoires d'un vignoble ( "l'histoire de la vigne: muse, fille, femme, amante et mère tout à la fois"). Je vous souhaite un excellent week-end!
"La terre change les hommes, et ils changent pour elle. La terre vous apaise, mais elle ne vous donne que si on la respecte à la mesure de ce qu'elle vous a donné."

mercredi 23 mars 2011

Mais là bas, près du Comptoir (en bois), nous on danse pas!

C'est chouette de trouver un bon caviste. Encore mieux s'il est installé pas trop loin de chez vous. A ce moment là, ça devient même utile, pratique. (Indispensable? Vital? Non, je plaisante... )
Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, les vrais bons cavistes, ce n'est pas si courant. Et pourtant, c'est tellement important... Sourire.
Moi, j'adore rencontrer un bon caviste, passionné (impossible à mon sens d'être bon si on n'est pas passionné), qui a ses goûts, mais qui comprend ceux des autres, qui est à l'écoute de ses clients, qui est ouvert, sympathique en plus, modeste aussi, et qui vous fait découvrir de nouveaux vins. Et puis, ce que je trouve génial, c'est rentrer chez un caviste, et avoir les yeux qui deviennent ronds comme des billes en découvrant sa sélection, avec des grands "oh", et des grands "ah". Voilà, ce moment où on contemple les bouteilles avec les mêmes yeux émerveillés qu'un enfant dans un magasin de jouets, j'adore.
Et ça, à Bordeaux, vous l'avez à la cave Le Comptoir. Une jolie adresse à découvrir, à deux pas de la place Pey Berland, dans ce quartier en mouvement, ce Bordeaux vivant, bien loin de l'image aristocratique qu'on lui colle parfois. C'est là qu'est installé Dominique Marre, depuis quelques années. Après avoir travaillé dans le milieu de la restauration parisienne, il a choisi de venir à Bordeaux et de se consacrer au vin, pour une autre qualité de vie. Dominique, avec un vrai sourire chaleureux, vous reçoit avec discrétion (très important aussi la discrétion), vous apportant le conseil que vous souhaitez. Vous savez, cette juste mesure. En discutant avec lui, on sent toute la passion, la connaissance, l'ouverture d'esprit, la curiosité aussi. Un vrai bon caviste en quelque sorte. Une jolie sélection, avec quelques découvertes qui sortent un peu des sentiers battus, à des prix très raisonnables. Vous en avez un aperçu ici, sur le site de la cave. Mais pour les bordelais, je vous invite à y faire un petit saut, juste comme ça, pour le plaisir. Et si vous êtes comme moi, a priori, vous ne repartirez pas les mains vides!
Cave Le Comptoir, Dominique Marre, 14 rue Duffour Dubergier, Bordeaux

mardi 8 mars 2011

Vin et fleur pour la journée de la femme

Il paraît qu'aujourd'hui, c'est la journée de la femme. Alors quand c'est la journée de la femme, on boit... un vin de femme. Des vins de femme (entendez élaborés par une femme) il y en a plein, et de plus en plus. On en fait même des sélections spéciales de carte de vins dans certains restaurants.
Mais pour moi aujourd'hui, ce sera celui d'Iris, de Lisson. Un Clos des cèdres 2002 par exemple, parce que ça fait longtemps que je ne vous ai pas dit que j'adore le mourvèdre!
Un vin d'Iris parce que l'histoire de Lisson est une jolie histoire, et que nous les femmes, on aime les jolies histoires. Parce que c'est un vin avec beaucoup de personnalité, d'éclat, d'originalité, de chien même. Et puis parce qu'Iris c'est Iris, et c'est un peu dans la blogosphère vineuse notre plus jolie fleur... de saison!
Santé à nous, les femmes! (bon allez, d'accord, à vous aussi les hommes)


Clos des cèdres 2002, Lisson, Iris Rutz-Rudel, 34390 Olargues, en vente ici

Aiguisé comme une lame...

Sur la Côte de Beaune, en remontant depuis Santenay, tout au sud, il y a la famille Montrachet (prononcez Mont Rachet, du nom du mont rocheux qui a donné son nom au climat). Et dans la famille Montrachet il y a bien sûr le Grand Cru Montrachet, LE cru mythique qui fait rêver les amateurs de vins, et dont le seul nom fait frissonner les plus passionnés. Le Montrachet est sans doute le plus grand vin blanc produit en France, et donc, inévitablement, le plus grand vin... au monde! (désolée pour les chauvins, mais moi aussi, j'en suis!) Et puis, autour du Montrachet, moins célèbres certes mais Grands Crus tout de même, il y a les Chevalier Montrachet, Bâtard Montrachet, Bienvenues Bâtard Montrachet, et Criots Bâtard Montrachet. Et enfin autour, il y a les appellations villages Chassagne-Montrachet, et Puligny-Montrachet, du nom des communes qui les accueillent, et leurs Premiers Crus.
Alors dans la famille Montrachet, j'aurais bien demandé un Montrachet, mais je crois que là comme ça tout de suite maintenant, ça ne va pas être possible. Donc dans la famille Montrachet, je demande un Chassagne-Montrachet, et pourquoi pas le Chassagne Montrachet Premier Cru Les Vergers 2007 du Domaine Marc Morey & Fils. Et ça, ça... c'est super bon! Le genre de vin qui vous éclate rien qu'en plongeant le nez dans le verre. Une minéralité, une pureté, qui vous laisse un sourire figé. Mmmm, aaaaah, ... Moi, un vin qui sent la roche comme ça, la rocaille, la caillasse, ça me met dans un état second. J'a-dore! Un vin sur la fraîcheur, la tension, la finesse, l'élégance, la légèreté... "Aiguisé comme une lame, pointu comme un couteau"... Non, je ne vais pas vous chanter Raggasonic quand même! Mais vous l'avez échappé belle! Bref, le vin qu'on boit et qu'on re-boit, le (grand) chardonnay comme j'aime!
Si vous y prêtez attention, les Morey en Bourgogne, c'est un peu comme les Le Bihan en Bretagne: il y en a plein! Vous avez le domaine Marc Morey, le domaine Jean-Marc Morey, le domaine Morey-Coffinet, Colin-Morey, etc...
Revenons donc à nos Morey, du Domaine Marc Morey (& Fils). Le domaine Marc Morey existe depuis 1919, lorsque Fernand Morey installe une cave dans la commune de Chassagne. En 1944 c'est son fils Marc qui prend en charge le domaine, puis en 1977 sa petite-fille Marie-Josèphe. Elle gère depuis le domaine avec son mari Bernard Mollard, ainsi que leur fille Sabine. Sur ce terroir argilo-calcaire de Chassagne, le domaine Marc Morey, d'une superficie totale de 9 hectares, se compose principalement de chardonnay (un peu plus de 7 ha), mais dispose également d'un peu d'aligoté, et de pinot noir (1 ha). Les blancs sont élevés sur lies pendant environ 10 mois, avec 25 à 30% de fûts neufs. Le domaine a la réputation d'avoir progressé depuis quelques années, depuis le milieu des années 90 je crois. Ca je ne peux pas vous le confirmer, mais ce que je peux dire, c'est que je trouve qu'aujourd'hui c'est super bon, et d'un excellent rapport qualité-prix.
Et si comme moi vous êtes des inconditionnels de la revue de cuisine Saveurs, vous pourrez lire un joli reportage sur le Montrachet (hasard ou coïncidence?), pour rêver un peu plus. Ou pour tester par exemple, avec un Chassagne Montrachet, cette délicieuse recette de Saint-Jacques aux deux topinambours. Mmmm, un régal... Bon appétit!